Épicerie Zéro Déchet

Les emballages criards s'amoncèlent dans nos placards. Il attendent d'être utilisés, jetés, triés, recyclés. Il existe un autre choix, une révolution douce qui passe par notre façon de consommer. Meryl nous guide dans son épicerie zéro déchet, Day by Day au quartier des Docks à Biarritz, au travers d'un monde de nouvelles habitudes à prendre. Il se joue ici un engagement, sans jugement, dans un accueil bienveillant, avec écoute et bonne humeur. 

Pourquoi l'aventure du zéro déchet ? 

Je travaillais dans une entreprise qui ne me convenait pas. J'ai pris le temps de réfléchir à une autre activité qui me plaise réellement, conseiller les gens vers une consommation respectueuse de l'environnement. Il y a dix ans acheter bio était marginal, aujourd'hui, c'est banal. L'évolution des mentalités vers le zéro déchet sera comparable au bio. L'inquiétude face à l'omniprésence du plastique ne pousse pas encore nécessairement les gens à agir. Beaucoup se disent qu'ils ne peuvent pas faire grand chose. C'est plutôt triste. J'apprends tous les jours sur le zéro déchet. J'offre un service. Je donne les clés en faisant des ateliers.

Une épicerie zéro déchet, c'est quoi ?

Au lieu d'avoir des dizaines de rayons, sur 50 mètres carrés, l'épicerie comporte tous les produits secs, c'est à dire les féculents, vinaigres, huiles, épices, café, thé, miel, pâte à tartiner, croquettes pour chiens et chats... Mais pas de lait, ou d'oeufs par exemple. La franchise exige que l'épicerie ouvre dans un quartier avec primeur, le crémier, poissonnier, boucher, comme ici. Day by Day est une franchise, dont la première épicerie a ouvert il y a trois ans à Versailles, et qui comporte aujourd'hui 40 commerces. 

70 % des produits sont français. Le circuit court est privilégié au bio. Nous travaillons en étroite collaboration avec des producteurs. L'intérêt est d'avoir une gamme de produits la plus large possible, chapelure, levure de bière, shampoing anti poux, squiz pour les compotes au goûter, des recouvre bols à la place de film plastique. Les clients trouvent ces idées innovantes, elles sont en réalité vieilles comme le monde. Nos grands parents faisaient du vrac, avant la consommation à outrance.


Est-ce que c'est facile et économique ?

Les produits d'entretien sont faciles à réaliser. Les gens apprécient de revenir avec le même contenant, plutôt que de jeter leur bidon de lessive. Certaines personnes très engagées vont arriver avec leurs bocaux, et font la totalité de leurs courses comme si ils étaient au supermarché. D'autres vont venir une fois par mois. Beaucoup d'études disent que, à qualité égale, une épicerie zéro déchet est moins chère que les grandes surfaces. 

Pour se mettre au zéro déchet, il faut faire étape par étape. Au fur et à mesure, on remplit ses placards en vrac. Il n'est pas possible de faire du jour au lendemain. Le début est compliqué, car il faut terminer les anciens produits. Il faut ensuite savoir quelle quantité prendre. Au bout d'un moment, les gens savent calibrer, il savent par exemple qu'un bocal de riz d'une certaine contenance leur fait quinze jours. Sur 50 mètres carrés, ils ont 750 produits en vrac. Le livre 'la famille presque zéro déchet' est très bien, et organise le zéro déchet par secteur, la cuisine, la salle de bains... Le zéro déchet est une question d'habitude et d'organisation. Les bocaux sont plus agréables visuellement que les emballages. Chaque jour, de nouvelles personnes arrivent, en me disant qu'ils en ont marre du plastique. 


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