FESTILASAI


Qui apporte à la fois des groupes de musique, une tête d'affiche, de la découverte, du skate, du street art, du lasai, la promotion de la langue basque, de l'éco responsabilité, une dimension culturelle et sociale, des ateliers, et du freak show ? Festilasai. Retenez deux dates, les 2 et 3 août 2019, et une adresse allée du Mourra à Biarritz. 

La réussite de ce festival est de mobiliser une centaine de bénévoles depuis 14 ans et d'avoir gardé l'esprit du festoche malgré le changement des personnes impliquées. Ce que j'y préfère, avant même les taloas, c'est leur ADN, l'atmosphère que donnent les bénévoles. J'ai toujours l'impression qu'ils viennent juste d'avoir un fou rire entre eux dont ils gardent les miettes aux visages. Il y a une contagion de lasai. Ici, personne ne se regarde, ni ne se prend au sérieux, comme si les égos avaient été laissés à l'entrée. De quoi avoir la curiosité d'observer en coulisses, de se demander comment ces deux journées se construisent à l'année. La parole à Paul Mialocq président de l'association.



Comment résume t-on Festilasai, ses valeurs, son historique ? 

L'événement est né du travail commun des associations de skateboard Alai et celle de Gaztetxe Mizambu, puis Festilasai est devenu une entité à part entière.
C'est un festival fait avec les petites mains d'ici. Quelque chose de très accessible pour tout le monde. Dix euros l'entrée, deux euros la consommation. Il y a une dimension sociale, et culturelle, dans notre revendication du lasai, du tranquille, du respect. 
Au travers de la programmation, nous voulons donner accès à des groupes que les gens n'ont pas forcément l'habitude d'écouter. Il y a une tête d'affiche autour de laquelle nous construisons une dimension de découverte. 

Trop souvent, il est convenu que les municipalités ont le devoir d'engager ces dynamiques. Ce festival est notre participation à notre territoire. Nous prouvons que d'autres dynamiques peuvent être lancées. Et ce depuis, 14 ans. 



Quelles sont les nouveautés ?

Nous avons développé un fonctionnement avec des commissions sur chaque sujet. Chaque poste est très identifié pour que chacun soit impliqué. Chaque groupe de volontaires est autonome sur son sujet, le partenariat, le technique, l'éco responsabilité. Ils se réunissent selon un rétro-planning.

Les bénévoles, et surtout les quinze personnes constituant le bureau, finissent par apprendre comment s'organise un festival, et développent des compétences par nécessité.
Chaque commission apporte de nouvelles propositions, dont l'éco responsabilité que nous avons développé plus sérieusement que l'utilisation de gobelets réutilisables et les toilettes sèches. Afin que l'évènement laisse le moins de trace possible, des mesures sont mises en place comme une charte avec la water family. Et l'année dernière ayant été une réussite, nous avons plus d'ambitions... notamment sur le skate.


L'affiche est sous forme de concours. Le thème 2019 est le freak show, le cirque à l'ancienne, avec des animations que nous réfléchissons autour, pour ouvrir encore davantage le festival sur d'autres univers comme les artistes de rue.
Le but est de créer une richesse sur l'évènement, pour que le travail sur l'année ne se solde pas sur deux journées qui passent d'un claquement de doigts. Tenter de faire durer le festival un peu plus sur d'autres moments de la journée, en mettant en valeur des projets intéressants.

Comment soutenir l'événement ?

En venant les 2 et 3 août tout simplement, et en faisant de la publicité. Parlez-en !