La campagne

26/05/2018

Une campagne municipale est un moment fort. Se retrouver avec une équipe, échanger des idées, les présenter aux autres citoyens. Avoir cet esprit de groupe, cette force de l'intelligence collective. C'est un moment d'émulation, un moment intense où vos colistiers prennent une place importante. Notre campagne s'est beaucoup faites sur les réseaux sociaux, rythmée par des micro trottoirs, des interviews, des articles mis en ligne sur un site internet ou sur Facebook. Il y avait aussi la distribution de tracts. Nous n'avons pas coupé à cette tradition électorale,  quoi que notre façon de faire était plus informelle, flyers en poches partout où nous allions, au marché, dans les cafés, restaurants, bars, boites. Le plus agréable de toute cette campagne a été d'entendre que pour certains, c'était la première campagne politique qu'ils suivaient. Nous avions intéressé des gens qui habituellement ne suivent pas la politique. Nous étions même devenus un petit caillou dans la chaussure des grands. Nous déplacions les sujets vers des thématiques qui nous importent, l'environnement, le logement, les familles, la jeunesse. Parler de nos réalités était déjà une grande victoire.

Au premier tour, notre score de 7,6 nous amène la possibilité de nous engager sur la liste d'un autre candidat, sur un rassemblement de trois listes. L'entre deux tours, de deux semaines a été un moment délicat, où les tractations politiques et les pressions diverses furent plus importantes. Au deuxième tour, alors que nous n'étions pas favoris, nous l'emportions. Grâce aux négociations de notre tête de liste, Guillaume Barrucq, quatre d'entre nous sont devenus conseillers municipaux, dont un adjoint et deux conseillères déléguées.