Plastic attack avec la water family


L'association environnementale Water Family et le collectif Plastic Attack ont mené une opération au sein du supermarché bio 'Eau Vive' à Bidart pour sensibiliser les clients et impliquer la grande distribution dans la gestion des déchets d'emballage. Cette action s'appuie sur le Grenelle de l'environnement, loi mettant en exergue le problème du suremballage. Ces gestes peuvent être réalisés individuellement, ou collectivement. Ici, le collectif Plastic attack et l'association Water Family ont mené cette opération en collaboration avec le supermarché, impliquant positivement la chaîne dans une démarche volontariste. 


Revenons sur la création du Plastic Attack...

Depuis quelques années, l'objectif de ces actions est de donner à voir le plastique utilisé autour de nos aliments et objets divers. Concrètement, après être passés à la caisse, les emballages sont laissés sur les lieux. Le collectif Plastic Attack va ainsi attaquer les supermarchés sur la base d'une loi mise en place par Ségolène Royal. Cette loi déclare que les supermarchés ont l'obligation de récupérer les emballages à la sortie des caisses. La loi Grenelle oblige déjà les supermarchés de plus de 2500 m2 à mettre des poubelles de tri à disposition des consommateurs. Le distributeur paye une taxe pour l'enlèvement des ordures jetés dans le supermarché. Il doit ainsi payer un surcoût et demander des comptes à ses fournisseurs. 

Le but est de sensibiliser consommateurs, distributeurs, industriels de l'excès dans lequel nous sommes tombés. En systématisant ce processus, et en demandant aux supermarchés de mettre des tables de désemballage, il devient possible d'avoir un impact direct sur la chaine, et mettre fin au suremballage.




Quelle est cette collab de Plastic attack avec Water Family ? 

Nous menons beaucoup d'actions en partenariat avec d'autres associations. Pendant ces journées, nous travaillons avec le collectif Plastic Attack pour mener une action positive. Pour ce Plastic Attack, nous avons aussi travaillé avec le supermarché Eau Vive, afin de sensibiliser les consommateurs. Et nous avons observé que les clients sont - et on pouvait s'en douter - sensibles à cette problématique, et souhaitent voir moins d'emballages sur ce qu'ils achètent. Sensibiliser le magasin sur ce qu'ils nous vendent est important. Sur une dizaine de jours le magasin va pouvoir comptabiliser le nombre de charriots accumulés chaque jour. Ces chariots vont être envoyés aux industriels. Car c'est bien aux industriels de répondre à cette problématique du suremballage. 

La chaîne avec qui nous travaillons, Eau Vive, est emblématique. Sur une petite centaine de magasins en France, l'action commence à avoir un peu de poids. Les magasins bio doivent montrer l'exemple. Face à ces lignes de magasins, les grands de l'industrie sont en train d'augmenter considérablement leur offre bio. Les petits magasins doivent donc amener un service en plus, et notamment, lutter contre le suremballage. Vouloir acheter bio n'est pas compatible avec de la surconsommation de plastique. L'alternative doit être mise en avant. Pour cette raison, nous avons mené cette action Plastic Attack sur la semaine du vrac, une façon positive de lancer une sensibilisation sur l'emballage dans un supermarché bio. 


Comment pouvons nous soutenir ces actions ?

Vous pouvez organiser vous même des Plastic Attacks, ou individuellement demander directement au supermarché de garder les emballages à la sortie de caisse. Car la loi impose des dispositions que personne ne met en place. Ou vous pouvez nous aider à éduquer les enfants sur l'usage de l'eau, en devenant membre de la Water Family.